Très attendue sur la question du gel du point d’indice (qui sert de base de calcul de la paie des fonctionnaires), Marylise Lebranchu (ministre de la fonction publique), a déclaré qu’« il ne serait pas remis en cause en 2013 », qu’une éventuelle revalorisation devrait attendre « le retour de la croissance et l’amélioration de la compétitivité ». Une hausse de 1 % de ce point augmenterait de 800 millions d’euros la masse salariale de la fonction publique d’État, qui est de 80,6 milliards d’euros en 2013. D’autres éléments de contexte pèseront sur la négociation rémunérations.

De fait, une année supplémentaire sans augmentation du point d’indice.

Autre annonce très attendue à l’issue de la réunion du 7 février, mais encore en suspens, celle de la suppression du jour de carence (non-paiement du premier jour d’arrêt maladie). Cette mesure, entrée en vigueur le 1er  janvier 2012, est dénoncée par la CFDT comme stigmatisante et culpabilisante pour les agents. Une décision à ce sujet pourrait être prise, selon Marylise Lebranchu, dans les jours qui viennent.

Une seule mesure à effet immédiat a été annoncée par la ministre à la sortie de cette première séance : la suppression des quotas d’accès au 8ème échelon en catégorie C. En clair, les agents de catégorie C en fin de carrière pourront accéder au dernier échelon, auparavant limité par des quotas, et bénéficieront d’une meilleure base de calcul pour leur retraite.