pas contentNous avons écrit au Président Saury et à M. le Directeur Général des services pour faire savoir notre mécontentement sur le dossier de la protection complémentaire santé (la partie mutuelle) qui n'avançe pas (ou tout au moins officiellement !!) et d'autre part pour signifier que nous ne nous rendrions plus aux rendez mensuels avec le DGS et le DRH au vu des contenus proposés.

Les 2 courriers sont issus d'une position intersyndicale: avec la CFE et la FSU pour la mutuelle, et seulement la FSU pour les réunions mensuelles.

En effet, pour la "mutuelle", nous n'avons eu de cesse de pousser et faire des propositions pour que le dossier débouche sur une réelle protection santé des personnel, avec un abondement de l'employeur. Toutes les excuses ont été bonnes pour ne pas avancer sur ce dossier, et dernièrement c'était la crise puis l'attente de la loi NOTRe. Or, nous avons appris qu'un certain nombre de de hiérarchiques travaillait en sous-marin sur ce dossier, sous le pilotage du directeur général  des services, en vu de proposer une mutuelle à tous les Loirétains.

Tout d'abord, on peut estimer l'intention louable de s'adresser à toute la population du Loiret, mais ... d'une part, avec la généralisation des obligations de complémentaires santé dans le privé - y compris les petites structures - il ne restera plus beaucoup de personnes à atteindre, et d'autre part, cela va permettre au Département de ne pas endosser sa responsabilité d'employeur pour ce qui est de la protection santé.

Il nous semble essentiel de dissocier les obligations du "département employeur", de celui du "département au service des administrés". Le premier doit avoir une position vis à vis de ses salariés, alors que le second à une vision politique tournée vers les usagers.

Le lien avec l'employeur doit être gardé et le projet envisagé ne le permet pas. Nous savons par ailleurs qu'un prestataire travail déjà depuis un certain temps avec l'administration, et cela dans le plus grand secret. Bien évidemment, les organisations syndicales sont soigneusement tenues à l'écart des échanges sur ce dossier.

Nous avons aussi appris que les abondements que réalise le conseil départemental au profit des EPHAD va être augmenté pour tenir compte ... de l'obligation de fournir une complémentaire santé (mutuelle) à tous les salariés du privé. Il y a donc de l'argent pour les structures, mais rien pour les personnels. Nous pouvons légitimement nous interroger sur ce mode de fonctionnement.

Pour ce qui relève des réunions mensuelles, cela fait un petit moment que nous réfléchissions à arrêter d'y participer car cela ne permettait plus d'avoir un réel dialogue constructif sur les sujets qui nous préoccupent mais cela servait plutôt de tribune au directeur général pour s'exprimer sur les sujets que lui souhaitait et qui n'avaient pas forcément de lien avec le département. Prenons par exemple le traitement de la restructuration des services de l'état. Mais il en profite aussi pour se lancer dans des discours orientés sur des politiques qui ne sont du ressort de notre niveau de discussion. Par ailleurs, avec lui ou en réunion DRH, nous sont présentés des sujets dont les textes sont encore en lecture dans les différentes chambre, voir juste commenter la petite phrase d'un ministre. Rien de constructif et d'efficient ne ressort au final de ces réunions.

Nous avons donc décidé de cesser de participer aux réunions DGS et DRH pour ne conserver que la commission de résolution (la prochaine est le 11 décembre). Il est d'ailleurs intéressant de voir que le jour ou nos courriers sont arrivés, on nous a fait savoir que pour des raisons d'agenda, M. le DGS n'aurait pas pu être présent à la date prévue. Finalement tout va bien !!!

Oui, tout va bien, sauf le dialogue social constructif et pertinent. Il y a bien de temps en temps des rendez-vous qui permettent de petites avancées, mais cela est portion congrue. Nous pouvons citer le groupe sur les risques psychosociaux et le travail sur les études accidents, mais rien d'autre ...

A quand l'agenda social promis avec des objectifs et des échéances partagées ? Peut être le 25 décembre ? On peut toujours croire au père noël.

Nous attendons une réponse aux deux courriers dont nous avons relayé, via notre feuille d'information (l'informel N°13) les principales préocupations. A moins que cela ne reste lettre morte et dans ce cas nous devrons certainement envisager d'autres formes d'actions.