Le maire a réuni les organisations syndicales pour annoncer que des réunions seraient organisées pour discuter des éléments du protocole : régime indemnitaire, protection sociale complémentaire, temps de travail, carrières. Mais sans signature d’un texte global comme en 2012.

Le Maire commence par exposer (longuement) le contexte politique : il est satisfait d'avoir trouvé un consensus auprès de toutes les Villes, de toutes tendances politique, hormis Saran pour transformer l’actuelle AgglO en Communauté Urbaine et ensuite en Métropole. Au départ, les Maires étaient réticents car ils craignaient de perdre leurs prérogatives et avaient "peur d'un gros machin piloté par la ville centre". Mais la méthode consistant à les associer à la  « co-construction » permis d'arriver à une notion de coopération car tous se sont sentis dépositaires d'un bien commun. Le Maire que, sur les 22 communes, si les communes ne votent pas "pour", il y en aura 21 qui ne seront pas "contre"*.  Une gouvernance partagée sera mise en place avec tous les partis qui contiendra une notion de loyauté : toutes les personnes de l'exécutif seront solidaires. Le périmètre des commissions sera réduit et correspondra aux périmètres des DGA.

Les Maires resteront pilotes sur leur territoire, car tous sont attentifs à obtenir un bon niveau de service sur leur territoire. L'année 2017 sera une année de structuration des pôles territoriaux. Les pôles de la Ville d'Orléans resteront identiques.

Chaque Maire reste "patron" de son personnel et rien ne changera avant fin 2017 pour les agents de la Ville d'Orléans ni pour ceux de l'Agglo.

Dans les communes, Monsieur Carré constate que les agents sont plus demandeurs que  les politiques.

Vers une réduction des acquis sociaux ?

Le Maire continue en protestant contre l'Etat pour l'augmentation du point d'indice. En effet à ses dires cela aurait pu se régler "entre nous" (sans doute par des réunions sans cesse reportées… ce qui ne coûte pas grand'chose). Cette augmentation et les nouveaux  parcours professionnels (refontes de grilles) augmentent le budget de la Ville et de l'Agglo de 3 millions d'euros. Vincent Védère fait remarquer que cette augmentation ne s'appliquera pas entièrement avant 2018. Eric Blanchet doit lui rappeler, qu'il devrait également avoir des "gains" dus à l'effet Noria (les départ à la retraite d'agents en haut des grilles d'indice remplacés par des agents en bas des grilles) et par les nombreuses suppressions de postes dus aux multiples réorganisations. Le Maire répond (à coté) qu'en effet les cadres protestent contre l'effet Noria car par endroit, il y a certains manques et à d'autres des postes moins utiles et que cela reste à stabiliser.

Un « agenda social » en trompe l’oeil

Après une heure de réunion, Madame Sauvegrain, premier Maire Adjoint, annonce l'agenda social. Dans l'attente, le régime indemnitaire et le temps de travail resteront les mêmes que ceux appliqués actuellement.

D'ici fin 2016 : des réunions à fixer pour discuter de la mutuelle, du COS et des ratios de promotions.

Le Maire veut inscrire le temps de travail dans l'agenda social, mais après les élections présidentielles et législatives, car selon lui ensuite, très rapidement une Loi devrait être votée sur ce sujet et servir de base aux discussions. Madame Sauvegrain veut aussi fixer des plafonds pour le compte épargne retraite car il arrive que des personnes partent un an à 18 mois avant leur retraite effective et il faut alors pendant ce temps les payer et payer leur éventuel remplaçant.

A partir de 2017, pour application en 2018 : le temps de travail et le régime indemnitaire. Madame Sauvegrain indique que les personnels transférés ne peuvent avoir un régime indemnitaire inférieur à celui de leur commune de départ, mais que le régime indemnitaire des nouveaux entrants peut lui être différent.

Eric Blanchet proteste : en effet ces discussions sur le régime indemnitaire ne font qu'être reculées de réunions en réunions depuis deux ans.  On ne nous annonce aucune ouverture, mais une augmentation du temps de travail sans compensation, une modification substantielle de la protection sociale complémentaire et maintenant un plafonnement des comptes épargne retraites.

Le Maire fait le sympathique et dit qu'il y a du grain à moudre (mais sans préciser lequel) et qu'il n'a jamais dit qu'il comptait augmenter le temps de travail… (aurait-il le projet d’ organiser des réunions pour le diminuer ?).

 

*Nous pouvons ici remarquer que le maire traite les opposants politiques en partenaires, alors que nous avons l'impression en tant que "partenaire social" d'être traité en opposant.